1 janvier 2024
Affirmer vite sans dépistage : les risques du protocole « rapid gender affirmation »
Dans les cliniques « rapid gender affirmation », la déclaration d'identité de genre d'un adolescent est prise comme point de départ, et le traitement — transition sociale, bloqueurs de puberté, hormones — est engagé le plus vite possible. Le dépistage psychologique des comorbidités est limité, voire absent. Des lanceurs d'alerte de cliniques comme le Tavistock (Royaume-Uni) et Washington University (États-Unis) ont rapporté que des jeunes vulnérables — autisme, traumatismes, troubles alimentaires — sont passés à travers ce système sans évaluation adéquate.

Vous doutez, vous avez des regrets, des séquelles ou vous êtes en détransition ?
Contactez-nous en toute confidentialitéAlors que les soins de transition traditionnels exigeaient un dépistage psychologique approfondi avant toute étape médicale, certaines cliniques et organisations ont promu le modèle « rapid gender affirmation » : affirm first, treat quickly, minimize barriers. Ce modèle comporte des risques spécifiques pour les jeunes vulnérables.
La démarche
- La déclaration d'identité de genre du patient est prise comme point de départ, et non comme hypothèse
- Le dépistage psychologique approfondi des comorbidités est minimal, voire absent
- Le traitement (transition sociale, bloqueurs de puberté, hormones) est engagé le plus vite possible
- Les questions sur l'identité de genre sont considérées comme de la « conversion »
Des lanceurs d'alerte témoignent
- Tavistock (Royaume-Uni) : des membres du personnel ont décrit des patients présentant de graves comorbidités psychiatriques suivant le protocole de traitement sans dépistage adéquat.
- Washington University (États-Unis) : Jamie Reed, collaboratrice clinique, a décrit en 2023 que la clinique avait développé une culture informelle « affirm and treat ».
La Cass Review sur le paradigme affirmatif
La Cass Review (2024) a affirmé explicitement que la culture clinique au Royaume-Uni était telle que les praticiens n'osaient pas remettre en question la déclaration d'identité de genre d'un patient, par crainte d'être accusés de « conversion ».
Sources :
Transregret



