1 septembre 2022
Roberts et al. : 30 % des patients arrêtent les hormones croisées en 4 ans (2022)
L'étude de Christina Roberts et ses collègues dans le Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism (septembre 2022) analyse les dossiers médicaux et pharmaceutiques de familles militaires américaines. Résultat : 70,2 % poursuivent le traitement hormonal croisé après 4 ans, donc 30 % arrêtent. L'arrêt varie fortement selon le sens de la transition : les femmes sous testostérone arrêtent dans 36 % des cas, les hommes sous œstrogène dans 19 %.

Vous doutez, vous avez des regrets, des séquelles ou vous êtes en détransition ?
Contactez-nous en toute confidentialitéDans The Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism (septembre 2022), Christina M. Roberts et ses collègues ont publié l'étude « Continuation of Gender-affirming Hormones Among Transgender Adolescents and Adults ». L'étude s'appuie sur les dossiers médicaux et pharmaceutiques de familles militaires américaines.
Les chiffres clés
| Groupe | Poursuite après 4 ans | Arrêt en moins de 4 ans |
|---|---|---|
| Total | 70,2 % | ≈ 30 % |
| Hommes sous œstrogène | 81,0 % | 19,0 % |
| Femmes sous testostérone | 64,4 % | 35,6 % |
Ce que dit ce chiffre
30 % arrêtent en moins de quatre ans. Pour ceux qui citent les taux de regret actuels de 0,3 à 1 %, ce chiffre est un premier indice que quelque chose ne colle pas : l'arrêt du traitement n'est pas la même chose que le regret, mais les personnes qui arrêtent le font souvent en raison d'effets secondaires, de doutes ou d'une évolution de leur point de vue.
La différence notable entre les sexes
Les femmes recevant de la testostérone arrêtent près de deux fois plus souvent que les hommes recevant de l'œstrogène. Facteurs possibles : la testostérone a des effets physiques plus marqués et rapidement visibles ; les femmes-vers-hommes relèvent plus souvent de la catégorie ROGD ; la comorbidité psychiatrique est plus fréquente dans ce groupe.
Pourquoi une population militaire
Les dossiers de santé militaires américains (TRICARE) présentent un avantage particulier : une grande exhaustivité des données, peu d'attrition et un suivi constant. Les études de cohorte menées dans les systèmes de santé civils sont souvent confrontées au problème de la perte de suivi.
Sources :
- Roberts, C. M. et al. « Continuation of Gender-affirming Hormones Among Transgender Adolescents and Adults. » The Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism, 107(9), septembre 2022, e3937–e3943.
- Stats for Gender — aperçu
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