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1 mars 2026

TransRegret.org : pourquoi les chiffres officiels de regret (0,3–1 %) ne tiennent pas (2026)

La plateforme d'information américaine TransRegret.org analyse comment sont établis les chiffres de regret largement cités de 0,3 à 1 %. Le calcul se révèle fragile : les études de suivi perdent 25 à 50 % des patients. La communauté r/detrans compte désormais plus de 60 000 membres. Des enquêtes indépendantes et l'étude de Lisa Littman (2021) aboutissent à 12 à 30 % de regret ou d'ambivalence.

TransRegret.org : pourquoi les chiffres officiels de regret (0,3–1 %) ne tiennent pas (2026)

Vous doutez, vous avez des regrets, des séquelles ou vous êtes en détransition ?

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La plateforme d'information américaine TransRegret.org publie, sous le titre « The Regret Question: Why 'Less Than 1%' Doesn't Add Up », une analyse détaillée de la manière dont sont établis les chiffres de regret largement répandus de 0,3 à 1 % — et pourquoi ces chiffres ne tiennent pas la route en pratique. La série d'articles connexes a paru entre janvier et mars 2026.

D'où viennent les chiffres de 0,3–1 %

Les faibles chiffres de regret souvent cités proviennent d'études cliniques de suivi — des enquêtes menées auprès de patients ayant subi, quelques années plus tôt, des opérations d'affirmation de genre. TransRegret.org pointe la faiblesse méthodologique inhérente à ce type de recherche : entre 25 et plus de 50 % des patients ne peuvent pas être joints lors de la mesure de suivi, ou refusent de répondre. Les personnes les plus insatisfaites sont aussi les plus enclines à éviter tout contact avec la clinique qui les a traitées. Les chiffres officiels de regret reposent donc sur une sélection fortement biaisée.

Ce que montrent les chiffres si l'on inclut aussi les abandons

SourceRegret/ambivalence rapporté
Études cliniques de suivi (officiel)0,3 – 1 %
Taux d'attrition dans ces mêmes études25 – 50 %
Enquêtes indépendantes auprès de personnes détransitionnées12 – 30 %
Littman (2021) — enquête auprès de personnes détransitionnées~ 24 %

La communauté r/detrans, une réalité chiffrable

Un signal indépendant : la communauté Reddit r/detrans compte, au moment de la publication, plus de 60 000 membres. Ce sont des personnes qui participent activement à une communauté en ligne — un multiple de ce qu'enregistre la littérature clinique. L'étude de Lisa Littman de 2021 a documenté que la grande majorité des personnes détransitionnées n'apparaissent jamais dans un ensemble de données cliniques : elles cessent simplement de se présenter à la clinique qui a encadré leur transition.

Trois raisons pour lesquelles les personnes détransitionnées se taisent

TransRegret.org publie en mars 2026 un article de suivi intitulé « The Pressure to Stay Silent: Why Detransitioners Fear Speaking Out ». Les trois grandes catégories de silence :

  • Le prix social : la perte de la communauté trans, des amis et des réseaux militants qui servaient de principal soutien pendant la transition.
  • Le cadre politique : dans l'espace public, les personnes détransitionnées sont récupérées par des camps politiques qui instrumentalisent leur expérience — ce que beaucoup préfèrent éviter.
  • La honte et l'auto-reproche : reconnaître que des interventions irréversibles se sont révélées, après coup, être le mauvais choix, est psychiquement lourd à porter.

Ce que cela signifie pour le débat néerlandais

Les soins de genre néerlandais et le monde politique s'appuient encore sur ces faibles chiffres officiels pour défendre la ligne médicale actuelle. L'analyse de TransRegret.org rejoint l'étude DARE de MacKinnon (2025), l'étude finlandaise et la revue systématique de 2024 — qui montrent toutes que les chiffres de regret sont, dans la réalité, plus élevés qu'on ne le pensait jusqu'ici. Pour quiconque entend « 0,3 % » : ajoutez toujours les 25–50 % de suivi perdu.

Qui est TransRegret.org

TransRegret.org se décrit comme une plateforme d'information non partisane pour les personnes aux prises avec le regret d'une transition de sexe. Le site propose des références de recherche, des informations juridiques et une mise en relation avec des réseaux de soutien. Il s'agit d'une plateforme distincte de TransRegret.com, qui est une initiative de l'American College of Pediatricians et de The Ruth Institute.


Sources :

  • TransRegret.org. « The Regret Question: Why 'Less Than 1%' Doesn't Add Up. » 2026. transregret.org
  • TransRegret.org. « The Pressure to Stay Silent. » Mars 2026.
  • TransRegret.org. « What Happens to the Patients Who Drop Out of Gender Clinic Studies? » Février 2026.
  • TransRegret.org. « Informed Consent in Gender Medicine. » Janvier 2026.
  • Littman L. (2021). Individuals treated for gender dysphoria with medical and/or surgical transition who subsequently detransitioned. Archives of Sexual Behavior.