1 janvier 2024
Abus sexuels, traumatisme et dysphorie de genre : que dit la recherche ?
Plusieurs études montrent une prévalence accrue d'abus sexuels et de traumatismes dans le passé de personnes rapportant une dysphorie de genre, en particulier chez les adolescentes. Cela soulève des questions cliniquement pertinentes : la dysphorie de genre est-elle parfois le symptôme d'un traumatisme sous-jacent ?

Vous doutez, vous avez des regrets, des séquelles ou vous êtes en détransition ?
Contactez-nous en toute confidentialitéLa littérature clinique décrit depuis longtemps un lien entre la dysphorie de genre — en particulier chez les adolescentes — et des antécédents accrus d'abus sexuels, de traumatismes et de négligence. Ce lien est cliniquement pertinent, mais il est rarement mis en avant dans l'information publique sur les soins de transition.
Que dit la recherche ?
- Une étude suédoise (Dhejne et al., 2011) a montré que les personnes transgenres présentaient un risque accru de comorbidités psychiatriques, y compris des troubles liés au SSPT.
- Des études portant sur la nouvelle population d'adolescentes présentant une dysphorie de genre ont montré, dans certaines cohortes, des taux accrus d'abus sexuels dans les antécédents.
- Des cliniciens travaillant avec cette population décrivent que le traumatisme lié au corps se manifeste parfois par une étrangeté corporelle qui peut ressembler, phénoménologiquement, à une dysphorie de genre.
Implications cliniques
Si la dysphorie de genre est, dans certains cas, liée à un traumatisme ou en découle, cela impose des exigences au diagnostic : une bonne anamnèse traumatique devrait faire partie de l'évaluation. Le paradigme affirmatif — où la déclaration d'identité de genre est prise comme point de départ sans exploration approfondie — laisse peu de place à cela.
Pourquoi ce lien est-il peu évoqué ?
Cela suggère que la dysphorie de genre est, dans certains cas, un symptôme traitable d'un trouble sous-jacent — ce qui implique que la transition médicale immédiate n'est pas toujours la réponse la plus adéquate. Cela s'accorde mal avec le paradigme affirmatif.
Sources :
Transregret





