6 mars 2024
Étude UMCG : 11 % des enfants de 11 ans veulent être de l'autre sexe — à 25 ans, 4 %
Parmi les enfants de 11 ans, 11 % disent vouloir parfois être de l'autre sexe. À 25 ans, ce chiffre tombe à 4 %. Seuls 0,1 % ressentent cela de manière constante à chaque mesure. Les chercheurs de l'UMCG concluent que les doutes sur le genre font partie du développement pubertaire normal et disparaissent souvent d'eux-mêmes.

Vous doutez, vous avez des regrets, des séquelles ou vous êtes en détransition ?
Contactez-nous en toute confidentialitéDes chercheurs de l'UMCG (Universitair Medisch Centrum Groningen) ont publié en mars 2024 une étude longitudinale dans la revue Archives of Sexual Behaviour. Ils ont suivi plus de 2700 jeunes de leur onzième à leur vingt-cinquième année et étudié l'évolution dans le temps des questionnements liés à l'identité de genre.
Les résultats
Les résultats sont frappants :
- À 11 ans : 11 % étaient d'accord avec l'affirmation « Je veux être de l'autre sexe »
- À 25 ans : 4 % ressentaient encore cela
- Persistance : seuls 0,1 % l'ont indiqué à chaque vague de mesure
- Un jour ou l'autre : 19 % avaient eu des doutes sur leur genre à un moment donné
Autrement dit : près d'un adolescent sur cinq doute un jour de son identité de genre — mais seul un sur mille le fait de manière constante au fil des années.
La puberté comme explication
La chercheuse Sarah Burke a souligné que les questions et les doutes sur le genre font partie de la puberté et du développement. C'est un élément normal de la croissance, et le fait que la plupart des doutes disparaissent avec l'âge conforte cette idée.
« Avoir des questions et des doutes sur son genre fait partie de la puberté et du développement. »
— Sarah Burke, UMCG
Lien avec les troubles psychiques
Les jeunes qui déclaraient vouloir être de l'autre sexe souffraient plus souvent de troubles psychiques et avaient une image de soi plus négative. Cela soulève la question de savoir dans quelle mesure les doutes sur le genre constituent un symptôme d'une problématique psychique plus large — et si c'est cette problématique qui devrait être la véritable cible du traitement.
Pertinence pour les décisions médicales
L'étude confirme ce que des recherches antérieures avaient déjà montré : la grande majorité des enfants ayant des doutes sur leur genre voient ceux-ci se résoudre d'eux-mêmes. Cette donnée est cruciale dans le débat sur la question de savoir si et quand des interventions médicales telles que les bloqueurs de puberté ou les hormones sont justifiées chez des enfants qui doutent de leur identité de genre.
La cohorte TRAILS existe depuis 2001 et constitue l'une des études longitudinales les plus vastes sur le développement psychique des jeunes néerlandais.
Sources :
- UMCG Nieuws (2024). Étude de l'UMCG : les doutes sur le genre chez les jeunes disparaissent souvent avec l'âge. nieuws.umcg.nl
- Archives of Sexual Behaviour (2024). Rawee et al. Cohorte TRAILS. nieuws.umcg.nl
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