chiffres

5 novembre 2025

Grande étude sur la détransition : un tiers ressent un fort regret

Une nouvelle étude de York University (2025) menée auprès de 957 détransitionneurs montre que 33 % ressentent un fort regret de leur décision de transition — en particulier les jeunes femmes ayant commencé tôt.

Grande étude sur la détransition : un tiers ressent un fort regret

Vous doutez, vous avez des regrets, des séquelles ou vous êtes en détransition ?

Contactez-nous en toute confidentialité

En novembre 2025, York University (Canada) a publié une vaste étude sur la détransition menée auprès de 957 participants des États-Unis et du Canada. L'étude, dirigée par le Dr Kinnon MacKinnon, est l'une des plus complètes réalisées à ce jour dans ce domaine.

Qui détransitionne ?

L'étude a identifié différents groupes de détransitionneurs aux expériences très diverses :

  • 33 % des participants — majoritairement de jeunes femmes (AFAB) ayant entamé leur transition précocement — ont rapporté un fort regret décisionnel à propos de leur transition
  • Un autre groupe a vécu la transition et la détransition comme un parcours de développement, non comme une erreur
  • L'identité et l'expression de genre se sont révélées fluides dans le temps, en particulier chez les jeunes LGBTQ+

Regret décisionnel contre regret

L'étude établit une distinction importante : tous les détransitionneurs n'ont pas de regret au sens traditionnel. Certains arrêtent leur transition sans y voir une erreur ; d'autres regrettent sans détransitionner. L'ancienne littérature scientifique utilisait le terme « regret » comme terme générique pour toutes les formes de détransition, ce qui donnait une image déformée.

Ce que l'étude ne dissimule toutefois pas : un groupe substantiel — un tiers des personnes interrogées — éprouve bel et bien un fort regret décisionnel. Il s'agit d'un chiffre significatif que les cliniques ne peuvent ignorer.

Pourquoi la transition précoce est risquée

Le sous-groupe présentant le regret décisionnel le plus élevé est constitué de jeunes femmes ayant entamé une transition médicale tôt à l'adolescence. Cela rejoint les constats du Cass Review (2024) et des recherches scandinaves, qui montrent que :

  • Le pic des inscriptions dans les cliniques de genre se situe chez les adolescentes
  • Les facteurs comorbides tels que l'autisme, les traumatismes et la dépression sont souvent insuffisamment pris en compte
  • Les jeunes de cette tranche d'âge sont encore en plein développement identitaire

Ce que cela signifie pour la pratique

Les chercheurs ne plaident pas pour une interdiction de la transition, mais pour une politique plus nuancée : un dépistage psychologique approfondi, un délai de réflexion plus long et une information honnête sur le risque de regret. Les cliniques qui communiquent uniquement un pourcentage de « moins de 1 % » de regret donnent une image incomplète de la réalité.


Sources :

  • MacKinnon K. et al. (2025). New research challenges simplistic views on detransition. York University. yorku.ca
  • Medical Xpress (2025). New research challenges simplistic views on detransition. medicalxpress.com
  • Transition Regret and Detransition: Meanings and Uncertainties. Archives of Sexual Behavior. PMC
  • Gender detransition: A critical review of the literature. PMC. PMC