18 juillet 2025
France : la Haute Autorité de Santé n'approuve pas encore la transition chez les mineurs
La Haute Autorité de Santé française a pris ses distances par rapport à l'approbation de la transition de genre chez les mineurs. Une politique spécifique pour les jeunes a été provisoirement reportée, tandis que de nouveaux travaux pour ce groupe sont prévus en 2026. La prudence de la France s'inscrit dans le virage politique européen plus large.

Vous doutez, vous avez des regrets, des séquelles ou vous êtes en détransition ?
Contactez-nous en toute confidentialitéLa Haute Autorité de Santé (HAS) — l'équivalent français du NICE britannique ou du Zorginstituut néerlandais — s'est provisoirement abstenue d'émettre des recommandations spécifiques sur la transition de genre chez les mineurs. The European Conservative a rapporté que la HAS considère ce sujet comme une catégorie distincte, encore à traiter, pour laquelle des travaux spécifiques sont prévus en 2026.
Qu'a décidé la HAS ?
La HAS a adopté une position prudente, s'écartant ainsi de l'orientation antérieure qui recommandait les soins de genre pour mineurs sans grande réserve. L'autorité reconnaît que :
- La situation des mineurs diffère fondamentalement de celle des adultes
- Une politique spécifique pour les jeunes doit être traitée séparément, et non comme une extension de la politique pour adultes
- Il existe des risques sanitaires sérieux qui nécessitent des recherches plus approfondies
Contexte : le débat français plus large
La France connaît un large débat de société sur les soins de genre chez les jeunes. En 2024, des sénateurs français du parti LR (Les Républicains) ont publié un rapport sur la transition chez les mineurs, contenant de vives critiques à l'égard du modèle de soins existant. Voir aussi : le rapport du Sénat français de 2024.
La prudence de la HAS s'inscrit dans le virage politique européen plus large : la Suède, le Danemark, la Finlande, le Royaume-Uni et la Nouvelle-Zélande ont tous restreint ou interdit les soins de genre chez les mineurs après des recherches scientifiques indépendantes. Voir l'aperçu : le Royaume-Uni interdit les bloqueurs de puberté : l'Europe suit.
Italie : une loi restreignant les soins de genre chez les mineurs (2025)
Parallèlement aux évolutions françaises, le ministre italien de la Santé a déposé en août 2025 un projet de loi intitulé "Provisions for Prescriptive Appropriateness and Proper Use of Gender Dysphoria Medications". Le projet vise à restructurer l'accès aux soins spécifiques trans pour les jeunes de moins de 18 ans, avec des conditions plus strictes et un accompagnement psychologique préalable obligatoire renforcé.
L'Italie avait déjà, par l'intermédiaire de son Comité national de bioéthique, recommandé de ne prescrire des bloqueurs de puberté qu'après l'échec des interventions psychologiques, et uniquement dans le cadre de la recherche scientifique.
Sources :
- The European Conservative. France Backs Away from Endorsing Youth Gender Transitions—for Now.
- TGEU (août 2025). Italy proposes new law further restricting healthcare access and privacy for trans youth.
- Rapport du Sénat français LR (2024). Transspijt.nl.
- Revirement politique international sur les soins de genre pour mineurs 2024–2025. Transspijt.nl.
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