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1 janvier 2024

Kerr et al. : 24 % des adolescents en « gender-affirming care » présentent des symptômes d'anorexie (2024)

L'étude de Kerr et al. publiée dans Journal of Adolescent Health (2024), portant sur 660 adolescents australiens recevant des soins d'affirmation de genre, documente que 23,9 % rapportaient des symptômes d'anorexie nervosa. Il s'agit d'une prévalence exceptionnellement élevée — plusieurs fois supérieure à celle de la population adolescente générale. Cela renforce l'idée que la dysphorie chez les adolescents est souvent entremêlée à des problématiques corporelles et alimentaires plus larges, et plaide pour un diagnostic exploratoire avant d'emprunter la voie du genre.

Kerr et al. : 24 % des adolescents en « gender-affirming care » présentent des symptômes d'anorexie (2024)

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Dans Journal of Adolescent Health, Kerr et ses collègues ont publié en 2024 une étude de cohorte australienne portant sur 660 adolescents recevant des soins d'affirmation de genre. Le constat : 23,9 % rapportaient des symptômes d'anorexie nervosa. C'est presque un sur quatre — une prévalence exceptionnellement élevée, rarement mentionnée explicitement dans le débat politique.

Les chiffres en contexte

Dans la population adolescente australienne générale, la prévalence de l'anorexie nervosa se situe autour de 0,5 à 1 %. Les chiffres de Kerr sont donc 25 à 50 fois plus élevés. Il ne s'agit pas de bruit statistique — c'est un schéma fondamental de chevauchement entre dysphorie de genre et troubles alimentaires.

Ce que cela révèle sur la nature de la dysphorie

L'anorexie nervosa est un trouble dans lequel le corps est fondamentalement perçu comme faux, déformé ou inacceptable. La dysphorie de genre est souvent décrite comme la perception de « caractéristiques sexuelles erronées ». Les deux troubles reposent sur un profond rejet de son propre corps. La question n'est pas de savoir s'ils sont conceptuellement liés — c'est de savoir à quelle fréquence le même adolescent vit les deux, et quel diagnostic doit alors primer sur le plan clinique.

L'implication clinique

Chez un adolescent souffrant à la fois d'anorexie et de dysphorie de genre :

  • Pratique psychiatrique standard : stabiliser d'abord le trouble alimentaire, puis traiter la dysphorie sous-jacente.
  • Modèle affirmatif de genre : orientation immédiate vers les bloqueurs de puberté et les hormones, ce qui a pour conséquence que le trouble alimentaire reste sous-évalué.

Cette différence n'est pas académique. Elle détermine si l'adolescent se rétablit d'abord du trouble alimentaire (ce qui soulage parfois aussi la dysphorie de genre) ou s'il subit une intervention médicale lourde alors que le trouble alimentaire sous-jacent persiste.

Lien avec d'autres recherches

Le constat de Kerr rejoint les travaux de Diemer et al. et la documentation plus large sur le chevauchement des troubles alimentaires chez les adolescentes. Pour le protocole néerlandais de soins de genre, cela signifie qu'un dépistage des troubles alimentaires devrait avoir lieu systématiquement lors de chaque bilan adolescent — et qu'un trouble alimentaire actif devrait constituer une contre-indication aux décisions médicales irréversibles.

Pour les parents

Si votre fille se déclare soudainement transgenre, demandez si un dépistage des troubles alimentaires a été effectué. Demandez si le praticien connaît les chiffres de Kerr. Une bonne évolution d'un trouble alimentaire peut prendre des années — et pendant ces années, la question du genre peut évoluer, diminuer ou disparaître.


Sources :

  • Kerr, A. et al. "Eating disorder symptoms in adolescents seeking gender-affirming care." Journal of Adolescent Health, 2024.
  • Stats for Gender — aperçu. statsforgender.org