1 janvier 2024
Le dépistage psychologique dans la dysphorie de genre : quels tests sont (devraient être) utilisés ?
Un bon diagnostic de la dysphorie de genre exige un dépistage psychologique portant sur les comorbidités, la suicidalité, les traumatismes et le fonctionnement cognitif. En pratique, la profondeur du dépistage varie fortement d'une clinique à l'autre. La Cass Review a jugé que le dépistage au Royaume-Uni était trop superficiel. Un aperçu des instruments utilisés et de leurs limites.

Vous doutez, vous avez des regrets, des séquelles ou vous êtes en détransition ?
Contactez-nous en toute confidentialitéUne bonne évaluation clinique de la dysphorie de genre exige davantage que d'accepter simplement l'autoévaluation du patient. Le dépistage psychologique des comorbidités, des troubles psychiatriques, du fonctionnement cognitif et des traumatismes est essentiel pour des choix de traitement responsables.
Instruments de dépistage utilisés
- Dépistage de l'autisme : AQ (Autism Spectrum Quotient), ADOS-2, ou instruments comparables
- Dépression et anxiété : PHQ-9, GAD-7, ou échelles de dépistage comparables
- TSPT : PCL-5 ou équivalent — dépistage des traumatismes et des abus
- Troubles alimentaires : EDE-Q ou équivalent
- Fonction cognitive : évaluation de la capacité à un consentement éclairé
- Examen de la personnalité : dans certaines cliniques, compte tenu du chevauchement avec les troubles de la personnalité
La pratique face au dépistage idéal
La Cass Review (2024) a estimé que le dépistage dans la clinique GIDS anglaise était trop superficiel : trop de patients suivaient le protocole sans évaluation adéquate des comorbidités.
Instruments spécifiques à la dysphorie de genre
Il existe également des instruments de dépistage spécifiques à la dysphorie de genre, comme l'Utrecht Gender Dysphoria Scale (UGDS). Ceux-ci mesurent la sévérité de la dysphorie mais ne remplacent pas un diagnostic psychologique plus large.
Sources :
Transregret






