7 mars 2026
Soixante-dix personnes détransitionnées réunies à Washington
Soixante-dix personnes détransitionnées, cliniciens, juristes et décideurs politiques se réunissent à Washington à l'occasion du Detrans Awareness Day. Pour beaucoup, c'est la première fois qu'ils ne se sentent plus seuls.

Vous doutez, vous avez des regrets, des séquelles ou vous êtes en détransition ?
Contactez-nous en toute confidentialitéLe 12 mars 2026 — Detrans Awareness Day — se tient à Washington DC le plus grand rassemblement de personnes détransitionnées jamais organisé. Environ soixante-dix personnes qui regrettent leur transition médicale se réunissent pour deux jours de témoignages, de sessions juridiques et de tables rondes scientifiques. Pour beaucoup d'entre elles, c'est la première fois de leur vie qu'elles se retrouvent face à face avec quelqu'un ayant vécu la même chose.
Qui est présent ?
Le rassemblement attire non seulement des personnes détransitionnées, mais aussi des cliniciens, des chercheurs, des avocats et des décideurs politiques. Parmi les intervenants figurent les Britanniques détransitionnés Keira Bell et Ritchie Herron, ainsi que les Américains Jonni Skinner et Jessi Harris. Andrew Ferguson, président de la Federal Trade Commission américaine, assure le discours d'ouverture. Le discours de clôture revient à l'amiral Brian Christine, du ministère américain de la Santé.
Le fait que des responsables gouvernementaux américains soient présents à ce niveau est révélateur : la détransition n'est plus un phénomène marginal. C'est devenu un sujet de politique publique.
Sessions publiques et à huis clos
Une partie du rassemblement peut être suivie en direct sur internet. Par ailleurs, des sessions à huis clos ont lieu pour les spécialistes juridiques, les experts médicaux et les chercheurs. La LGB Alliance est également représentée, avec une attention portée aux défis sociaux spécifiques rencontrés par les homosexuels et les lesbiennes dans le contexte de l'idéologie de genre.
Lancement de la Beyond Trans Database
Le même jour, l'organisation Genspect lance la Beyond Trans Database — une base de données accessible au public rassemblant les expériences de personnes ayant subi des préjudices liés à une transition médicale. Paraît également The Gender Framework, un nouveau livre qui recense systématiquement les questions éthiques entourant la médecine de genre.
Genspect accompagne chaque année plus de six cents personnes détransitionnées via des groupes de soutien hebdomadaires, et soutient également plus de cinq mille parents. L'organisation met délibérément en avant la formule « endommagé par une transition médicale » — afin de rendre visible la responsabilité institutionnelle des cliniques.
Un tournant
Stella O'Malley, directrice de Genspect et organisatrice du rassemblement, écrit : « Beaucoup de ces personnes ont cru pendant des années qu'elles étaient les seules. Elles avaient honte, se taisaient et guérissaient en silence. Le 12 mars, elles ne sont plus seules. »
Le rassemblement a lieu à un moment où des pays comme le Royaume-Uni, la Suède, la Finlande, la Norvège et le Danemark ont déjà durci ou aboli leurs recommandations sur les traitements de genre chez les jeunes. Les Pays-Bas accusent un retard. Mais ici aussi, la pression monte sur des cliniques comme l'Amsterdam UMC pour qu'elles rendent des comptes sur les conséquences à long terme du Dutch Protocol qu'elles ont développé.
Source : Genspect — « Seventy Detransitioners Come to Washington », Stella O'Malley, 3 mars 2026. Traduit et adapté pour un lectorat francophone.
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