28 mars 2022
La loi « Don't Say Gay » de Floride : l'identité de genre exclue de l'enseignement pour les jeunes enfants
La loi HB 1557 de Floride — surnommée « Don't Say Gay » par ses détracteurs — interdit l'enseignement en classe de l'orientation sexuelle et de l'identité de genre aux élèves de la maternelle au CE2. La loi a été largement critiquée comme discriminatoire, mais soutenue par des parents estimant que ces sujets n'avaient pas leur place à l'école primaire. Une analyse de la loi et de son contexte politique plus large.

Vous doutez, vous avez des regrets, des séquelles ou vous êtes en détransition ?
Contactez-nous en toute confidentialitéEn mars 2022, le gouverneur de Floride Ron DeSantis a signé la Parental Rights in Education Act (HB 1557) — immédiatement surnommée par ses opposants la loi « Don't Say Gay ». Cette loi restreint l'enseignement en classe de l'orientation sexuelle et de l'identité de genre à certains niveaux scolaires.
Ce que prévoit la loi
La loi interdit :
- L'enseignement en classe de l'orientation sexuelle et de l'identité de genre de la maternelle au CE2 (enfants de 5 à 8 ans)
- Cet enseignement aux niveaux supérieurs s'il n'est pas « adapté à l'âge et au développement » de l'enfant
La loi oblige également les écoles à informer les parents sur le bien-être psychologique de leurs enfants — y compris les questions liées à l'identité de genre — et leur interdit de dissimuler activement des informations aux parents.
Les critiques
Les critiques — dont Disney, des organisations LGBT et des responsables politiques démocrates — ont affirmé que la loi était homophobe et transphobe et qu'elle nuisait aux enfants LGBT en les rendant invisibles. L'étiquette « Don't Say Gay » a constitué un cadrage efficace qui a positionné la loi comme discriminatoire.
L'argument des partisans
Les partisans ont fait valoir qu'il s'agit d'une question de droits parentaux : l'État ou l'école n'a pas le droit d'instruire des enfants de 5 à 8 ans sur l'orientation sexuelle et l'identité de genre sans l'implication des parents. Il ne s'agit pas, selon eux, d'une mesure anti-LGBT, mais d'une délimitation du programme scolaire pour les très jeunes enfants.
Voir aussi : l'idéologie de genre dans les livres pour enfants et l'enseignement et les droits parentaux en matière de soins liés au genre.
Sources :
Transregret





