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1 janvier 2024

TDAH et dysphorie de genre : diagnostics croisés et risques thérapeutiques chez les jeunes

Des recherches montrent que le TDAH est significativement plus fréquent chez les jeunes atteints de dysphorie de genre que dans le groupe de comparaison. Il en va de même pour d'autres troubles neurodéveloppementaux. Cela soulève des questions sur le diagnostic différentiel : la dysphorie de genre est-elle parfois une expression d'une quête identitaire liée au TDAH ? Et quels risques le traitement simultané du TDAH et de la dysphorie de genre par hormonothérapie entraîne-t-il ?

TDAH et dysphorie de genre : diagnostics croisés et risques thérapeutiques chez les jeunes

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Le chevauchement entre le TDAH et la dysphorie de genre chez les jeunes est un phénomène cliniquement pertinent qui ne reçoit pas encore suffisamment d'attention dans le débat sur les soins de genre. Alors que la surreprésentation de l'autisme dans la population atteinte de dysphorie de genre est déjà relativement bien documentée, il en va de même pour le TDAH — mais cela est moins connu en dehors de la littérature clinique.

Chiffres de prévalence

Des études montrent que le TDAH est significativement plus fréquent chez les jeunes orientés pour une dysphorie de genre :

  • Dans les cohortes de cliniques de genre, 15 à 25 % des patients ont un diagnostic de TDAH, contre environ 5 à 7 % dans la population générale des jeunes.
  • Le chevauchement est le plus marqué dans la population des adolescentes — le groupe à la croissance la plus rapide dans les soins de genre.
  • Les troubles neurodéveloppementaux en général (TDAH, trouble du spectre autistique, troubles des apprentissages) sont surreprésentés.

Explications possibles

L'explication de ce chevauchement reste incertaine et est probablement multiple :

  • Recherche d'identité : Le TDAH s'accompagne d'impulsivité et d'une forte recherche identitaire. Certains chercheurs spéculent que les catégories explicites d'identités de genre — proposées via les réseaux sociaux — offrent aux jeunes atteints de TDAH un cadre identitaire attrayant.
  • Dysrégulation émotionnelle : Le TDAH s'accompagne d'une dysrégulation émotionnelle, qui peut également ressembler à une dysphorie de genre ou coexister avec elle.
  • Facteurs biologiques communs : Certains chercheurs supposent l'existence de vulnérabilités neurobiologiques partagées.

Implications cliniques

Si le TDAH coexiste fréquemment avec la dysphorie de genre, la question se pose : le TDAH est-il traité de manière adéquate avant que des mesures médicales de transition de genre soient entreprises ? Le paradigme affirmatif met l'accent sur la validation rapide de l'identité de genre. Mais chez un adolescent présentant à la fois un TDAH et une dysphorie de genre, il est légitime de se demander si la dysphorie de genre persiste après un traitement adéquat du TDAH.

Voir aussi : autisme et dysphorie de genre et comorbidité psychiatrique dans la dysphorie de genre.


Sources :