médical

1 janvier 2024

Le rétablissement médical après détransition : qu'est-ce qui est réversible, qu'est-ce qui reste permanent ?

De nombreux détransitionneurs découvrent que certaines conséquences du traitement de genre sont permanentes. Un aperçu du rétablissement médical : ce qui revient chez les femmes ayant pris de la testostérone (règles, fertilité en partie), ce qui reste permanent (voix grave, hypertrophie du clitoris), et ce qui se rétablit ou non chez les hommes ayant pris des œstrogènes. Les interventions chirurgicales comme la mastectomie sont pratiquement irréversibles.

Le rétablissement médical après détransition : qu'est-ce qui est réversible, qu'est-ce qui reste permanent ?

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L'une des questions pratiques les plus urgentes pour les détransitionneurs est : qu'est-ce qui reste réparable après un traitement hormonal ou une chirurgie ? Le traitement de genre se compose de plusieurs étapes présentant des degrés de réversibilité très différents. Un aperçu honnête.

Bloqueurs de puberté : « entièrement réversibles » ?

Les bloqueurs de puberté ont longtemps été présentés comme entièrement réversibles. Des recherches plus récentes nuancent cette image :

  • Densité osseuse : les bloqueurs de puberté freinent la formation osseuse normale pendant la puberté. Après l'arrêt, la densité osseuse peut être partiellement rattrapée, mais certaines études montrent que les dommages ne se réparent pas entièrement.
  • Passage aux hormones : la grande majorité des enfants recevant des bloqueurs de puberté passent ensuite aux hormones croisées. Cela rend en pratique difficile d'évaluer les effets séparément.
  • Effets cognitifs : il existe des indications d'effets sur la mémoire et les fonctions exécutives, mais les preuves sont insuffisantes pour tirer des conclusions fermes.

Femmes ayant pris de la testostérone : qu'est-ce qui revient ?

Revient (généralement) :

  • Les règles — chez la plupart des femmes, le cycle revient après l'arrêt de la testostérone
  • La fertilité — si les ovaires ne sont pas endommagés de façon permanente ; cela dépend de la durée du traitement et de l'âge de début
  • La libido — en partie ; ceci varie fortement d'une personne à l'autre

Permanent ou difficilement réversible :

  • L'abaissement de la voix — les cordes vocales ne rétrécissent pas ; l'entraînement vocal peut aider mais ne restaure pas l'état d'origine
  • L'hypertrophie du clitoris — permanente
  • La pilosité corporelle accrue, la calvitie de type masculin — partiellement traitables mais pas entièrement réversibles

Hommes ayant pris des œstrogènes : qu'est-ce qui revient ?

Revient (généralement) :

  • Les niveaux de testostérone — reviennent à la normale en quelques mois après l'arrêt
  • La masse musculaire — se rétablit avec l'effort

Permanent ou difficilement réversible :

  • Le développement mammaire — nécessite une chirurgie pour être retiré
  • La fertilité — en cas d'usage prolongé d'œstrogènes, la production de spermatozoïdes peut ne pas se rétablir complètement
  • Une éventuelle atrophie pénienne — peut être permanente en cas d'usage prolongé

Chirurgie : pratiquement irréversible

Les interventions chirurgicales dans le cadre d'un traitement de genre sont par définition largement irréversibles :

  • Mastectomie : irréversible. Une reconstruction est possible mais ne restitue jamais l'état d'origine — lésions nerveuses, perte de sensibilité et cicatrices sont permanentes.
  • Gonadectomie : perte de fertilité permanente, dépendance hormonale à vie.
  • Chirurgie génitale : complexe et seulement partiellement réparable ; nécessite des chirurgiens spécialisés et comporte des risques élevés de complications.

Pertinence pratique

Cet aperçu illustre pourquoi le consentement éclairé chez les mineurs est si crucial : les décisions prises par un enfant de quatorze ans ont des conséquences que l'adulte de vingt-quatre ans ne pourra plus annuler. C'est le cœur des procès autour des soins de genre et du débat sur les délais de prescription.

Voir aussi : la vie sexuelle après la détransition pour la dimension psychologique du rétablissement.


Sources :