1 janvier 2024
Éthique médicale et soins de genre : « primum non nocere » et le traitement des mineurs
Le principe « primum non nocere » (d'abord, ne pas nuire) est un fondement de l'éthique médicale. Les critiques des soins de genre chez les mineurs affirment que les bloqueurs de puberté, l'hormonothérapie et la chirurgie chez les adolescents peuvent causer plus de tort que de bien — et que la base de preuves déficiente viole ce principe. Une analyse des tensions éthiques en jeu.

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Contactez-nous en toute confidentialitéLe principe « primum non nocere » — latin pour « d'abord, ne pas nuire » — est l'un des principes les plus anciens et les plus fondamentaux de l'éthique médicale. Il provient de la tradition hippocratique et oblige les médecins à peser soigneusement les torts possibles d'un traitement face à ses bénéfices.
Les quatre principes de l'éthique médicale
En bioéthique moderne, quatre principes fondamentaux sont distingués (Beauchamp & Childress, 2001) :
- Autonomie — le respect de l'autodétermination du patient
- Bienfaisance (beneficence) — agir dans l'intérêt du patient
- Non-malfaisance (non-maleficence) — ne pas causer de tort inutile
- Justice — une répartition équitable des soins et des risques
Dans les décisions médicales concernant les mineurs, les quatre principes entrent en jeu, mais « ne pas nuire » pèse particulièrement lourd — les mineurs ne peuvent pas encore appréhender pleinement les conséquences à long terme de traitements médicaux lourds.
Les soins de genre et le potentiel de préjudice
Les critiques des soins de genre chez les adolescents affirment que plusieurs interventions présentent un potentiel de préjudice significatif :
- les bloqueurs de puberté : effet potentiellement permanent sur la densité osseuse, le développement cérébral et la fertilité future
- les hormones croisées : changements irréversibles, risques cardiovasculaires, dépendance à vie
- la chirurgie : ablation irréversible d'organes sains chez de jeunes adultes
Le problème des preuves incertaines
Le dilemme éthique est accentué par la faiblesse de la base de preuves pour les soins de genre chez les jeunes. La Cass Review (2024) a conclu que la plupart des études sont de faible qualité. Lorsque les bénéfices sont incertains mais le préjudice considérable, le principe « primum non nocere » impose une grande retenue.
Le consentement éclairé chez les mineurs
Un problème éthique supplémentaire est de savoir si les mineurs peuvent réellement donner un « consentement éclairé » pour des traitements aux conséquences durant toute la vie. Les capacités cognitives nécessaires pour comprendre pleinement les conséquences à long terme sont encore en développement chez les adolescents — ce qui complique la composante autonomie de l'éthique médicale.
Voir aussi : le consentement éclairé dans les soins de genre et la Cass Review.
Sources :
- Beauchamp, T.L. & Childress, J.F. (2001). Principles of Biomedical Ethics. Oxford University Press.
- Cass, H. (2024). Final Report. NHS England.
- Levine, S.B. (2015). Ethical concerns about emerging treatment paradigms for gender dysphoria. Journal of Sex & Marital Therapy.
- Consentement éclairé dans les soins de genre pour mineurs. Transspijt.nl.
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