10 avril 2025
La Maison-Blanche charge le NIH d'étudier le regret de transition et la détransition (2025)
En avril 2025, l'administration Trump a chargé le National Institutes of Health (NIH) de lancer une recherche ciblée sur le regret après un traitement de genre (regret de transition) et la détransition. Cela s'inscrit dans un virage politique plus large où le gouvernement fédéral examine d'un œil critique les bases factuelles des soins de genre pour les jeunes.

Vous doutez, vous avez des regrets, des séquelles ou vous êtes en détransition ?
Contactez-nous en toute confidentialitéEn avril 2025, NPR a rapporté que la Maison-Blanche a formellement chargé le National Institutes of Health (NIH) de lancer des recherches sur le regret de transition et la détransition. Il s'agit d'une intervention politique directe qui influence le programme de recherche du plus grand institut de recherche biomédicale au monde.
En quoi consiste cette mission ?
L'administration Trump a formulé cette mission dans le cadre d'une série de décrets exécutifs consacrés aux soins de genre pour mineurs. Le NIH — qui détermine normalement ses priorités de recherche de manière indépendante — a été invité à se concentrer sur :
- L'ampleur et les causes du regret après un traitement de genre
- Les conséquences à long terme des bloqueurs de puberté et des hormones intersexes
- Le phénomène de la détransition : qui la vit, quand, et pourquoi
Des critiques ont estimé que cette mission était politiquement motivée. Les partisans de la recherche ont souligné que la base factuelle des soins de genre pour les jeunes avait déjà été jugée insuffisante par des revues indépendantes — telles que la Cass Review au Royaume-Uni et le rapport du HHS de 2025.
Contexte : une qualité de preuve en baisse
La mission confiée au NIH a coïncidé avec une série de rapports internationaux documentant le manque de preuves solides pour les soins de genre chez les jeunes :
- La Cass Review (2024, Royaume-Uni) a conclu que la base factuelle présentait un niveau de certitude « very low »
- Une revue systématique publiée dans Pubmed (2025) a estimé que les preuves relatives aux bloqueurs de puberté étaient « wholly inadequate »
- Le rapport du HHS (mai 2025) a confirmé ce constat pour le contexte américain
Le mandat de recherche du NIH constitue ainsi une tentative de combler le manque de connaissances signalé depuis longtemps par les scientifiques.
Qu'est-ce que cela signifie pour les détransitionneurs ?
Pour les personnes ayant déjà détransitionné, une recherche fédérale peut être significative de plusieurs façons. Elle peut contribuer à la reconnaissance de leur vécu, et elle peut renforcer la position juridique des détransitionneurs engagés dans des procès contre des prestataires médicaux.
Du point de vue des délais de prescription, une recherche fédérale bien documentée est également pertinente : si le regret survient plus tard et est documenté scientifiquement, cela renforce la position des plaignants dans les affaires de faute médicale.
Sources :
- NPR (10 avril 2025). White House orders NIH to research trans 'regret' and 'detransition'.
- Cass Review (2024). Independent review of gender identity services for children and young people. NHS England.
- HHS (mai 2025). Treatment for Pediatric Gender Dysphoria: Review of Evidence and Best Practices.
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