1 janvier 2024
Gender-affirming care versus watchful waiting : une comparaison des résultats
Le débat sur la meilleure approche pour les enfants souffrant de dysphorie de genre se concentre sur deux approches : le gender-affirming care (affirmation directe et médicalisation si souhaitée) versus le watchful waiting (attente active, accompagnement psychologique sans médicalisation). Les études comparant directement les deux approches sont rares. Les recherches disponibles offrent une image nuancée qui plaide pour la prudence chez les jeunes enfants.

Vous doutez, vous avez des regrets, des séquelles ou vous êtes en détransition ?
Contactez-nous en toute confidentialitéLe débat politique central dans les soins de genre pour enfants porte sur deux approches : le gender-affirming care et le watchful waiting. Les deux ont leurs défenseurs et leurs critiques, mais comment leurs résultats se comparent-ils ? Et que dit la recherche ?
Le gender-affirming care : l'approche
Dans le modèle du gender-affirming care, la déclaration d'identité de genre de l'enfant est prise comme point de départ. La transition sociale est encouragée ; en cas de dysphorie persistante, des bloqueurs de puberté sont proposés, suivis d'hormones du sexe opposé et éventuellement d'une chirurgie. L'argument : l'affirmation réduit le stress et améliore le bien-être.
Le watchful waiting : l'approche
Dans le modèle du watchful waiting, la dysphorie de genre est prise au sérieux mais la médicalisation est différée. L'accompagnement psychologique occupe une place centrale. L'argument : les recherches sur la désistance montrent qu'une majorité d'enfants souffrant de dysphorie de genre acceptent leur sexe de naissance sans traitement, et qu'une médicalisation précoce exclut une désistance potentielle. Voir : les recherches sur la désistance.
Les recherches disponibles
Les études comparatives directes font largement défaut — c'est l'une des grandes lacunes du domaine. Les preuves disponibles :
- L'étude néerlandaise de De Vries et al. (2014) a suivi 55 adolescents ayant suivi un protocole et a montré une amélioration. Mais : la population différait de la population actuelle, le suivi était court, et l'étude ne disposait pas de groupe témoin. Voir : De Vries 2014.
- La Cass Review (2024) a conclu que la qualité des preuves pour le gender-affirming care chez les mineurs est faible à très faible.
- Les études sur la désistance montrent que les enfants qui ne sont pas médicalisés précocement acceptent, dans la majorité des cas, leur sexe de naissance à l'âge adulte.
Conclusion
L'absence de recherche comparative robuste est en soi une conclusion : le modèle du gender-affirming care a été instauré comme norme sans base scientifique adéquate. La réévaluation menée par la Suède, la Finlande, le Danemark et le Royaume-Uni s'appuie en partie sur ce manque de preuves.
Sources :
- Cass, H. (2024). Final Report. NHS England.
- Étude De Vries 2014. Transspijt.nl.
- Recherches sur la désistance. Transspijt.nl.
- Le watchful waiting chez les enfants. Transspijt.nl.
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