7 mars 2025
Le gouvernement belge charge le KCE d'étudier les bloqueurs de puberté
Le gouvernement fédéral belge, sous le Premier ministre Bart De Wever, a inscrit dans son accord de gouvernement que le Centre fédéral d'expertise des soins de santé (KCE) mènera une recherche sur les bloqueurs de puberté chez les mineurs transgenres. Le ministre de la Santé publique Frank Vandenbroucke en donne la mission. Selon le Dr Patrik Vankrunkelsven du Centre for Evidence-based Medicine, les preuves sont si faibles qu'une nouvelle recherche relève de la « perte de temps ».

Vous doutez, vous avez des regrets, des séquelles ou vous êtes en détransition ?
Contactez-nous en toute confidentialitéLe gouvernement fédéral belge, dirigé par le Premier ministre Bart De Wever, a annoncé en mars 2025 que le Centre fédéral d'expertise des soins de santé (KCE) examinera les preuves scientifiques relatives aux bloqueurs de puberté chez les mineurs transgenres. Cette recherche est inscrite dans l'accord de gouvernement et est pilotée par le ministre de la Santé publique Frank Vandenbroucke.
La question de recherche
Le KCE doit répondre à deux questions centrales :
- Quand peut-on démarrer les bloqueurs de puberté de manière responsable ?
- Quel impact ces substances ont-elles sur le corps ?
Ce que l'on sait déjà
Cette recherche ne s'inscrit pas dans un vide. En janvier 2025, l'hôpital universitaire de Gand (UZ Gent) a publié une évaluation de son propre programme de genre sur la période 2007-2023, portant sur 431 patients. Une précédente étude finlandaise avait montré que le risque suicidaire accru chez les jeunes en dysphorie de genre est largement lié à une comorbidité psychiatrique et non à la dysphorie de genre elle-même — un constat qui contredit le mythe du suicide utilisé pour mettre les parents sous pression.
Critique : « une perte de temps »
Le Dr Patrik Vankrunkelsven, rattaché au Centre for Evidence-based Medicine, est très critique : selon lui, les preuves disponibles sont si faibles qu'une nouvelle recherche du KCE ne fera que confirmer ce que les revues systématiques internationales ont déjà établi. Il renvoie notamment à la Cass Review britannique et aux revues de preuves du NICE (voir notre résumé de la revue du NICE et la méta-analyse récente), qui concluaient toutes que la base de preuves pour les bloqueurs de puberté chez les mineurs est insuffisante pour justifier un usage prolongé.
Contexte politique
Avec cette mission, la Belgique rejoint une liste croissante de pays européens qui font formellement réexaminer les bases scientifiques des soins de genre affirmatifs pour mineurs — après notamment le Royaume-Uni, la Suède, la Finlande, le Danemark et la Norvège.
Sources :
- Gender Clinic News. « La Belgique ouvre une enquête sur les bloqueurs de puberté. » 4 mars 2025.
- Accord de gouvernement fédéral belge De Wever I (2025).
- UZ Gent — évaluation du programme de genre 2007–2023, janvier 2025.
- Cry for Recognition. Publication en néerlandais.
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